Entrechat

Le ballet romantique

Le romantisme naît au début du XIXe siècle. L’époque aime les contes , les histoires dramatiques, les paysages de forêts et de montagnes.

 

L'apparition des pointes

 

Jusqu'au début du XIXe siècle, on danse en chaussures de ville souples. Pour se grandir et paraître plus légère, les danseuses montent sur demi-pointes. Vers 1810, elles commencent à utiliser des chaussons plus souples et plus légers.

En 1831, Marie Taglioni, danseuse à l'Opéra de Paris, introduit les pointes dans le Ballet des Nonnes de Robert le Diable, un opéra de Meyerbeer.

 

Marie Taglioni

 

 

Nouveaux décors, nouveaux costumes

 

Le 18 mars 1832, la création de La Sylphide est considérée comme la vraie naissance du ballet romantique: réalisme et merveilleux sont mêlés, l'histoire d'amour entre un "mortel" et une fée se passe dans une forêt profonde.

Pour interpréter ce personnage, la Taglioni porte un costume nouveau: une tunique s'arrêtant à mi-mollet légèrement gonflante, c'est la première version du "tutu long".

 

"La Taglioni" dans la Sylphide


Evolution de la technique et du style

 

La technique a évolué, grâce au travail de Jean-François Coulon, chez qui travaillent tous les grands danseurs entre 1808 et 1830. Elle s'est perfectionnée et demande des qualités de plus en plus physique.

L'entrechat est omniprésent dans La Sylphide et culmine avec trente-deux entrechats six dans le rôle d'Albrecht dans Giselle.

Sont aussi très fréquents le jeté, la cabriole, simple ou double, l'arabesque.

La pantomime, permettant de remplacer le dialogue parlé de certaines parties non dansées par une gestuelle très codifiée, tient une place prédominante. 

 


Jean Coralli ( 1779-1854 ), contribue beaucoup à accentuer la théâtralité du ballet dans le goût romantique en remettant en question toute la danse du siècle précédent. Il sait aussi mettre en valeur les grandes danseuses de l'époque comme Carlotta Grisi ou Fanny Essler.

 

Carlotta Grisi lors de la première de Giselle en 1841

 

Ses principaux ballets sont Le Diable boiteux ( 1836 ) et La Péri ( 1843 ) bien qu'il est contribué à la chorégraphie de Giselle.

Joseph Mazilier ( 1797-1868 ) très bon danseur, est l'un des principaux chorégraphes de l'époque romantique. Il créa le rôle de Cléophas dansLe Diable boiteux. Ses ballet parlent principalement de diables et de magie.

Il utilise les plus récentes découvertes techniques comme les pointes, aime les décors et les costumes somptueux.

Ses ballet les plus célèbres sont Marco SpadaPaquita et Le Corsaire.

 

Fanny Essler dans le Diable boîteux

 



13/03/2012
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